L’ ÉGLISE DE MIREPOIX
1 - L’église du XIIe siècle.
Une église nous est connue par une incertaine mention dans le cartulaire de l’abbaye de Conques. de 1271. C’est ensuite le silence. Aucune mention nouvelle, connue, n’en est faite jusqu’à l’heure des guerres civiles et religieuses du XVIe siècle.
2 - L’église après les guerres civiles et religieuses,
L’église de Mirepoix réapparaît dans le contexte des guerres civiles et religieuses, alors mentionnée parmi les églises sinistrées et reconstruites. L’église de Mirepoix fait partie avec celle de Layrac des églises reconstruites. Le chanoine Gayne précise dans sa notice : « le district de Roquemaure où se trouvaient 25 églises, fut le plus touché, car il n’y avait guère que des églises rurales qui étaient davantage exposées. Il n’en est aucune qui n’ait été épargnée – sauf Mézens » cf. la reconstruction des églises dans le diocèse de Montauban au XVIIe siècle, op. cit. :
L’église d’alors se trouve à coté du cimetière plus précisément sur l’avancée du cimetière actuel, au-dessus du ruisseau du Lauzat, au lieu-dit la plane. Sa situation nous fait comprendre les graves dommages qu’elle connaîtra du fait de l’humidité.
Pendant la Révolution
Aucune particularité n’est relevée au sujet de cette église.
Après la Révolution
A ) les travaux de 1849
En 1846, lors de l’enquête diocésaine faite sur l’état des églises, la reconstruction de l’église
apparaît déjà comme une nécessité et une détermination : A la question concernant son état, il est répondu : « sous le rapport de l’art, elle n’offre aucun intérêt. Elle laisse bien des choses à désirer pour son ornement, mais la fabrique ne peut pas y suffire, n’ayant ni rente, ni fondation. […] la reconstruction est indispensable, l’urgence en est reconnue par tout le monde. En effet elle est top basse, n’ayant que 5 m d’élévation. Aussi on y étouffe en été. Elle est trop humide en hiver, étant trop enfermée dans la terre. Aussi tout se gâte, tout se pourrit, les dorures, les ornements, les linges, ce qui fait désirer depuis longtemps une grosse réparation, mais les moyens pécuniaires manquent » ».
Mais pour le moment, il faut se satisfaire de l’église dont la paroisse dispose.
Des grosses réparations sont réalisées en 1849 : la construction du sanctuaire, l’élévation des murailles, l’achat d’un autel en marbre. Enfin, début septembre, la confection d’une voûte en plâtre a lieu et la réfection du lambris du sanctuaire engagé.
En 1852, il est question d’entreprendre le carrelage de toute l’église.
B ) nouveaux aménagements de 1852 : les fonts baptismaux
Le 27 octobre 1852 la Fabrique demande au Préfet que des fonts baptismaux soient construits sur le cimetière attenant à l’église qui « aurait plus de grandeur et les fidèles y contiendraient plus facilement pendant les saints offices ». Le 7 novembre suivant, la construction des nouveaux « fonts baptismaux », jugée nécessaire pour agrandir l’église est décidée.
le Conseil de fabrique, le 9 novembre 1852, redit son projet de changer les fonts baptismaux de place et de les transférer au cimetière - 3m x 3 avec fonts au milieu - dans la continuité de la chapelle sur la gauche de l’église, les nouveaux fonts baptismaux venant joindre le mur extérieur du porche, et se trouvant à coté du clocher ; la chapelle, elle, va jusqu’à hauteur de l’abside et le cimetière jouxte la chapelle.


local de l'ancienne église Plan de l'ancienne église après1852 - B. Rousse
à partir du cadastre de 1812 - BR
Comment était cette église ?
La visite pastorale de 1831 nous donne un aperçu :
« L’autel était en bois peint et doré, de même que le tabernacle. Une garniture en bois doré avec la croix comme croix d’autel, les gradins de l’autel étaient peints. En 1831 le plafond était constitué d’un plancher peint à l’huile. La charpente et la toiture étaient en bon état […] Il y a 8 ornements de différentes couleurs dont quelques-uns sont fort jolis et les autres propres. Une chape de toute couleur en fort bon état…les registres de baptêmes, mariages, sépultures sont en règle, depuis 1802. On mentionne un petit autel dédié à Notre-Dame : tout y est en règle excepté que le tabernacle n’est pas garni ».
La structure de l’édifice, si on considère le dessin du plan de 1853, reproduit ci-dessus et la photographie ci-dessous présente une nef de plan rectangulaire terminée par un mur en arrondi, au niveau du sanctuaire. Il n’y pas de voûte. Un clocher-mur à trois baies réparties sur deux étages, avec une tourelle, côté nord, s’élève au-dessus d’un porche d’entrée, précédé d’un profond avant-porche.

photo de l'ancienne église au bord du Lauzat
3 - une nouvelle église sur un nouveau site : projets, 1895
A la fin XIXe siècle, cette église tombe en ruine. Le 6 janvier 1895, le Conseil de fabrique est alerté sur l’état de délabrement et d’insolidité.
« D’une part, le plafond est tombé en maints endroits, sur une surface totale de plusieurs mètres carrés ;il se détache très souvent des morceaux de plâtre dont la chute, si elle se produisait pendant les offices, pourrait occasionner de graves blessures aux fidèles. Tout récemment il s’en est détaché un morceau qui est tombé, pendant la nuit, à coté de l’harmonium, et dont le poids n’était pas inférieur à quatre kilogrammes. Si ce plâtre était tombé pendant un office, un des chantres aurait été certainement blessé.
D’autre part, les murs de l’église sont lézardés, en un grand nombre d’endroits , notamment dans le sanctuaire où il existe deux fentes s’élevant du sol jusqu’à la voûte qui est elle-même entamée. Le chevet de l’église semble se détacher du reste du bâtiment par un travail lent mais constant, comme il est facile de s’en rendre compte en remarquant l’élargissement progressif de ces lézardes. Devant cet état de choses, M. le curé propose au Conseil d’inviter M. l’architecte diocésain à venir à Mirepoix procéder à un examen attentif de l’église.
M. le président, tout en constatant le bien fondé des observations de M. le curé, croit devoir faire remarquer, afin que le Conseil de fabrique ne puisse pas être accusé d’incurie ou de manque de vigilance, que la question avait déjà été soulevée en 1887. A cette époque, à la suite d’une réunion officieuse du Conseil municipal et du Conseil de fabrique dans la salle de la mairie, il fut décidé que le Conseil de fabrique prierait un architecte de lui fournir un projet de reconstruction de l’église avec devis. Celui-ci ayant été trouvé trop élevé et les agriculteurs traversant alors une période de mauvaises années, le projet fut ajourné ; mais il fut convenu qu’une restauration de notre vieille église pouvant être considérée comme un gaspillage de fonds, la fabrique n’y ferait que des réparations courantes d’entretien.
M. le curé écrira à M. Lacassin, architecte, inspecteur des édifices diocésains pour l’inviter, au nom du Conseil de fabrique à venir examiner l’église de Mirepoix et à lui fournir un rapport.
Il sera donné avis au Conseil Municipal du jour et de l’heure de la visite de M. l’architecte afin qu’il puisse, s’il le juge à propos, assister à l’examen de l’église ».
Il est intéressant de prendre connaissance du rapport de M. Lacassin du 11 février 1895.
Il nous décrit la dernière église qui, en fin de compte, sera démolie :
« Cette église qui n’a aucun caractère architectural est établie sur le flanc d’un tertre au pied de ce tertre et à 9,50 m de profondeur est un ruisseau. Un passage de 1,50 m environ en plate forme permet de longer le mur latéral de l’église, et la déclivité du sol vers le ruisseau se produit immédiatement et suivant une pente très accentuée.
Cette église est composée d’une nef principale qui a 18 mètres de long depuis la porte jusqu’aux marches du chœur, sur 6 m de large et d’une nef latérale de 17 m de long sur 2,80 m de large. Le mur séparant ces deux nefs est percé d’arcatures ; le chœur est terminé en abside ; tous ces murs sont pleins, sans contreforts ; des croisées ordinaires sont percées dans le mur du coté du ruisseau.
La voûte est un plafond formant anse de panier au-dessus d’une petite corniche, contournant toute l’église, qui est à 6m au-dessus du carrelage ; la hauteur sous plafond, au milieu, est de 6,90 m.
La façade de l’église est gothique pour la porte d’entrée et le clocher, en éventail, se compose de trois arcades superposées : une tour placée sur le coté gauche enferme l’escalier montant au clocher.
En avant de cette façade est un porche composé de deux murs et une façade dans laquelle est une ouverture en plein cintre.
En entrant dans l’église nous avons remarqué que les murs latéraux sont détachés de la façade, une lézarde verticale est à la jonction de ces murs avec la façade.
A première vue, ceci ne nous a pas impressionné mais ce qui nous a paru très grave, c’est l’état du pilier de gauche de l’entrée de l’église qui est entre cette entrée et la porte donnant accès dans l’escalier du clocher.
Ce pied droit qui a 1,20 m de largeur est partagé en trois, par des lézardes verticales dans toute la hauteur ; à notre avis ces lézardes sont très graves ; Au-dessus du plein cintre de l’entrée est une lézarde qui monte jusqu’au plafond faisant voûte ; les arcatures du clocher sont aussi lézardées à leur clé.
Tous ces désordres sont dangereux et font craindre pour la sécurité des fidèles.
Les lézardes inférieures sont de plus si rapprochées que le pilier est divisé en quatre bandes de 0,30 m de large dont les matériaux qui les composent s’arrachent à la main dans certaines parties. Ce pilier porte tout un coté du clocher.
A la jonction des murs latéraux avec le mur circulaire de l’abside, sont également des lézardes. Celles du coté du ruisseau est très forte et beaucoup plus en avant dans l’église ; celle de l’autre coté est beaucoup plus en arrière que la précédente et correspond au mur de la sacristie qui est aussi détaché du mur de l’église.
Nous avons voulu nous rendre compte de l’état du plafond formant voûte. Ce plafond est tombé dans plusieurs de ses parties et une grande quantité d’autres parties menacent.
En cherchant à nous rendre compte de la cause de la chute de ces plâtres, nous avons remarqué que les formes dont les entraits portent sur des corbeaux* inférieurs, ont poussé les murs latéraux. Ainsi un bouclement s’est produit sur toute la longueur du mur, du coté du ruisseau, sur 0,50 m de hauteur, immédiatement au-dessus des linteaux des croisées. Ce bouclement, comme nous l’avons déjà dit, est dû à la poussée des entraits des formes et semble indiquer qu’à un moment donné la toiture pourrait, si ces poussées s’accentuaient, produire de graves accidents.
Il y a lieu de remarquer que les poinçons portent actuellement sur les entraits et que ces entraits sont courbés.
Les briques qui sont dans la zone horizontale contre laquelle la poussée s’est exercée, ne sont plus reliées entre elles, les joints ne les tiennent plus et, à notre avis, il ne faudrait pas un grand effort pour produire une catastrophe.
Sur la demande qui nous a été adressée par quelques-uns de ces messieurs présents de voir s’il n’y aurait pas lieu de tenter une restauration, nous disons :
Que cette restauration serait très coûteuse […], que pour faire une restauration convenable, il faudrait exhausser les murs, établir des contreforts et faire une voûte soit en briques et plâtre, soit à la Philibert-Delorme ; faire des reprises en sous-œuvre au pilier supportant le clocher et des chaînes à toutes les parties lézardées.
Or la construction de contreforts du coté du ruisseau serait très coûteuse, car nous croyons qu’il faudrait descendre la fondation à une très grande profondeur.
A notre avis, il serait malheureux de dépenser une grosse somme à ces travaux qui ne seraient jamais qu’incomplets.
Tel est notre rapport, dressé à Toulouse le 19 février 1895 ».
Au vu du rapport rendu, dès février, la gravité du danger est manifeste. La reconstruction de l’église est le seul moyen. Le Conseil municipal s’est refusé à assister à l’examen de l’église. Il est alors consulté sur les suites. Pour la Fabrique, la décision est prise : la reconstruction (unanimité moins M. Richard, opposé au projet et M. Antoine Prunet, absent) : l’église n’est pas solide et il serait malheureux de dépenser une somme importante pour des réparations. Le Conseil de fabrique donne mission à M. Lacassin, architecte, de dresser un plan d’église pour la commune de Mirepoix.
Au début de 1896 le président du Conseil de fabrique décide d’inviter l’architecte Inspecteur des édifices diocésains, à venir en examiner la solidité et à lui fournir un rapport. Les conclusions de ce rapport sont à nouveau que « l’église n’est pas solide que les désordres constatés dans la construction font craindre pour la sécurité des fidèles… qu’il ne faudrait pas grand effort pour produire une catastrophe… », dés lors il convient d’accélérer les démarches : les plans et devis dressés par M. Lacassin, architecte, sont communiqués au Conseil municipal et approuvés par lui. Une souscription publique et volontaire est ouverte en vue de la reconstruction de l’église.
En août 1901, l’urgence de la reconstruction est toujours à l’ordre du jour, vu les nouveaux rapports produits :
« le clocher menace ruine, les murs et la charpente sont en très mauvais état, que tous ces désordres sont dangereux et font craindre pour la sécurité des fidèles…qu’ils pourraient produire de graves accidents… » (Rapport de M. Lacassin) – vu que l’église est en fort mauvais état et doit être reconstruite à bref délai…, que l’état du porche est tel que sous l’influence d’une cause extérieure telle qu’un vent violent ou un orage, un écroulement peut se produire et occasionner une catastrophe, qu’il est donc indispensable de le démolir sans délai » (Rapport de M. Thillet). M. Galand [architecte à Toulouse], appelé a dû prescrire d’urgence pour soutenir le clocher, la construction de deux contreforts dont l’un ferme la moitié de l’unique porte d’entrée ; pour tous ces motifs graves engageant la responsabilité du Conseil de fabrique celui-ci, après entente complète avec le Conseil municipal, décide, en ce qui le concerne, de faire toutes les démarches nécessaires pour arriver d’urgence à la reconstruction de l’église, attendu qu’une réparation est absolument impossible ».
Aussi, le Conseil de fabrique confirme ses approbations et renouvelle ses décisions.
Les plans d’une nouvelle église sont dressés le 1er août 1901 et approuvés le 11 août 1903.
Le devis estimatif établi en 1901 par Lacassin donne une certaine représentation du projet.
« Cette église sera de forme ogivale , sa longueur sera de 24 m entre murs , sa largeur serra de 14 m 65 dont 7 m de nef. Sa hauteur sous clef de voûte à l’arc triomphal sera de 10 m de chaque coté de l’église seront deux chapelles dont les arcatures en ogives seront supportées par une grosse colonne en pierre. A la suite de ces chapelles seront les sacristies. Le niveau des carrelages de l’église sera élevé de 1 m au dessus du sol naturel. Le clocher sera placé à l’axe de la façade principale et en avant de l’église. Le dessous du clocher servira de vestibule.
Extérieurement et en façade à droite et à gauche seront 2 tours , l’une servant à l’escalier conduisant à la tribune, et l’autre de fonts baptismaux et à la hauteur de la tribune2 petites pièces de réserve. Au dessus de cette tribune sera l’horloge et au-dessus encore le beffroi. On accédera de la tribune à la chambre de l’horloge et au beffroi par une échelle fixée au mur.
Une flèche en maçonnerie couronnera ce clocher ».
L’ Adjudication du 5 août 1903 est approuvée par le préfet le 1er septembre suivant, en faveur de Jean-Baptiste Constans, entrepreneur à Bessières, pour 22.986, 34 fr. On s’étonne de voir apparaître dans quelques notices sur l’église de Mirepoix le nom de Constans Brique, comme entrepreneur (sans source donnée).
Le 19 septembre 1904 à lieu l’achat d’un lopin de terre « de forme triangulaire à 50 et 52 de la section C au lieudit « l’enclos », rue du chemin creux, d’une contenance de 14 ares 50 ca à prendre au midi d’une plus grande contenance et confrontant au nord et au couchant le vendeur, au midi chemin de grande communication n°22, au levant chemin de Montvalen , tel qu’il est, est déjà occupé par la commune pour l’érection de la nouvelle église ».
Ce terrain est la propriété de Vernhes
La construction d’une nouvelle église : 1905-1907
Lors de l’inventaire du 14 mars 1906, il nous est dit que la réception de l’église n’est pas encore faite, les offices sont encore dits dans un édifice appartenant à M. Dubourg, ancien desservant de la paroisse.
Le 13 mai suivant, le Maire indique que les travaux de reconstruction de l’église sont terminés. La dépense est définitivement fixée à 21.528, 67 fr.
La réception définitive des travaux a lieu le vendredi 5 avril 1907 en présence de M. Calmels maire, Gay adjoint au maire, Richard Conseiller municipal, le décompte définitif des travaux accomplis par Constans date du 20 avril 1907.
En décembre 1907, le Conseil de fabrique est dissous, conformément aux lois.
Le curé Jules Cussac qui a terminé les travaux entrepris par le curé Louis Dubourg.
La date de la dédicace ou la bénédiction de la nouvelle église n’est connue. On relève par la suite une visite pastorale de l’Archevêque à Mirepoix, le 18 mai 1911.

L’église est orientée [115°, est/sud-est, quasi orientée]
Les mesures dans œuvre sont ; en longueur, 24 m [27 depuis le porche], en largeur, 7,20 m, en hauteur, 9, 65 m ; la surface est de 320 m².

La recherche d’un local provisoire pour célébrer, source de tensions.
Un vif débat va avoir pour objet le lieu de culte ad interim à trouver, l’exercice public du culte étant supprimé dans la commune de Mirepoix, depuis l’arrêté municipal du 2 février 1903, notifié le 10, à la suite de l’interdiction de l’église, ce qui cause un préjudice grave, notamment dans la perspective des fêtes pascales à venir.
D’où la nécessité de trouver un lieu ad hoc pour célébrer le culte.
Le choix d’un local existant ou à construire va susciter une débat, vif et long.
-il est prévu un moment de construire un local dans l’enclos du presbytère. Cependant, la construction d’un local provisoire entraînerait des dépenses considérables et plus tard inutiles.
-une délibération municipale du 21 juin 1903 propose le local Galy ou Lauzeral. Cette solution est désavouée par le Conseil de fabrique. Celui-ci dans cette même délibération du 5 juillet se propose de faire construire un local pour le culte selon le plan dressé par M. Lacassin, architecte, inspecteur des édifices diocésains.
-en septembre 1903, on remet à l’ordre du jour les propositions Galy-Lauzeral.
-le 12 novembre 1903, le Conseil municipal décide « d’affecter à la célébration des offices religieux l’immeuble provenant des legs Taillefer et Fauré », c’est à dire le couvent naguère occupé par les sœurs, fermé au cours de l’été 1903.
-en fin de compte, le Comité fit bâtir, avec des fonds provenant en grande partie du quatre cinquième environ des habitants, et sur le plan dressé à cet effet par M. Lacassin architecte Inspecteur des édifices diocésains, un local de 24 mètres de long sur six de large. Le Comité a mis gracieusement ce local à la disposition de la fabrique qui y a fait les aménagements nécessaires à sa destination et les offices y sont célébrés depuis le 2 août 1903.
-en décembre 1903 le Préfet écrit à l’archevêque pour soutenir la position du Conseil municipal et lui dire son incompréhension de l’opposition faite par la fabrique à cette proposition naturelle.
- à la même époque, M. Lauzeral, président du Conseil de fabrique fait connaître au Conseil qu’en qualité d’héritier de M. Taillefer et de Mlle Fauré, il vient d’engager, vis-à-vis de la commune, une action en justice, en résolution de legs portant sur l’immeuble devenu le couvent, pour cause de non-exécution des conditions. L’action en résolution de legs sera inscrite sur la feuille d’avertissement du Tribunal de 1ère instance de Toulouse pour être plaidée à une prochaine audience au début 1905.
- le débat se poursuit : le Préfet revenant à la proposition communale. Par délibération du 29 juin 1904, le Conseil municipal de Mirepoix-sur-Tarn a décidé la désaffectation du presbytère actuel et son remplacement par l’immeuble anciennement occupé par les Filles de la Croix de Saint-André. Le Conseil de fabrique s’oppose résolument à la décision du Conseil municipal.
- c’est bien un local provisoire qui est construit. L’Inventaire de 1906 indique : « Les offices sont dits dans un local appartenant à M. Dubourg, ancien desservant de la paroisse ».
Bibliographie
-Gramboular, Monographie de Mirepoix (des instituteurs), ADHG - Br 4°589
-Christian Teysseyre, Arec, Églises et chapelles du canton de Villemur-sur-Tarn, ed. Empreinte, Portet-sur-Garonne, 2011